Evangile du jeudi 21 février

Saint Luc 16, 19-31
Jésus disait cette parabole : " Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : 'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. -Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. 'Le riche répliqua : 'Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père. J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !' Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent ! ¦ Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.' Abraham répondit : 'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus.' "

Evangile du mercredi 20 février

Saint Matthieu 20, 17-28
Au moment de monter à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze et, pendant la route, il leur dit : " Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera. " Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : " Que veux-tu ? " Elle répondit : " Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. " Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? " Ils lui dirent : " Nous le pouvons. " Il leur dit : " Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. " Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit : " Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. "

Evangile du mardi 19 février

Saint Matthieu 23, 1-12
Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples : " Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. "

retraite du 22 au 27 février

LE SILENCE

I/ Exemple de silence biblique

1. Le silence de Zacharie. Neuf mois. Neuf mois de silence et de prière. Zacharie a eu beaucoup de temps pour penser au plan de Dieu. Il a exprimé le fuit de sa contemplation dans son Cantique (Luc 1, 68-79) Il avait besoin de ce temps de silence et de prière pour approfondir le mystère et la mission de son fils, Jean. L’Esprit Saint a parlé à son coeur pendant ces longues heures de silence et lui a aidé à comprendre ce que ni les maîtres ni les livres pouvaient lui enseigner : le plan de Dieu sur sa vie et sur celle de son fils. Pour être sensible aux inspirations de l’Esprit Saint, il faut « faire silence dans notre coeur pour distinguer sa voix de la rumeur des multiples autres voix du monde qui tentent d’étouffer sa parole » (Ma Vie c’est le Christ, no. 54).

2. Le silence de Marie. Il nous reste encore deux jours pour contempler le silence de Marie alors qu’elle attend la naissance de son Fils - la naissance de Dieu fait homme. Quel mystère ! Marie s’est éloignée des rues bruyantes, de l’animation de la place du marché et trouve refuge dans une simple étable. Dieu avait préparé cet humble sanctuaire. Il savait que dans la simplicité de la paille et la présence de quelques animaux, Marie comprendrait plus facilement l’humilité du Christ devenu homme. Elle s’était préparée à la venue de son Seigneur et Roi, son Fils, son Dieu, et ne permit pas que quoi que ce soit vienne gêner l’accomplissement du plan divin. Il y aurait largement le temps plus tard pour les soucis matériels. Ce moment était privilégié et elle voulait s’y préparer en consacrant à Dieu toute son attention et son amour.

II/ Prière sur le silence

Notre Dame du silence
Confiant en ta maternelle sollicitude,
je te demande la grâce du silence.

Notre Dame du silence
toi qui accueillis la puissance de l'Esprit
pour donner chair à la Parole de Dieu,
accorde-moi le silence de l'humilité
qui permet à l'Amour de s'incarner
dans tous les gestes de ma vie
sans rien m'appropier.

Notre Dame du Silence,
Toi qui, à Noël, contemplas l'Enfant de Bethléem
accorde-moi le silence de la foi
qui accueille l'imprévisible
et voit en tout Homme le visage de Dieu.

Notre Dame du Silence,
Toi qui, au pied de la croix, pleure la mort de
ton Fils, accorde-moi le silence de l'espérance
qui espère en l'avenir de Dieu
et attend les fruits du grain de blé qui meurt.

Notre Dame du Silence,
Toi qui es entrée, éblouie, dans la lumière de Pâques
accorde-moi le silence de la joie pascale
qui discerne dans la trame du quotidien
les germes du printemps de la résurrection.

Notre Dame du Silence,
Toi qui, avec les apôtres, prie pour recevoir
l'Esprit Saint,
accorde-moi le silence de l'adoration
qui s'ouvre aux dons du Christ
vivant pour témoigner de sa nouvelle Présence.

Notre Dame du Silence
Toi qui méditais dans ton coeur
tous les évènements de ta vie,
l'heureux du douloureux
accorde-moi le silence de la vigilance
qui scrute dans la nuit les passages du Seigneur

auteur inconnu



Youssef Bousnaya (vers 869-979), moine syrien

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »
La miséricorde est l'image de Dieu, et l'homme miséricordieux est, en vérité, un Dieu habitant sur la terre. De même que Dieu est miséricordieux pour tous, sans distinction aucune, de même l'homme miséricordieux répand ses bienfaits sur tous également.
Mon fils, sois miséricordieux et répands des bienfaits sur tous, afin de t'élever au degré de la divinité...
Prends garde de te laisser séduire par cette pensée que tu pourrais trouver attrayante : « Il vaut mieux que je sois miséricordieux pour celui qui est attaché à la foi que pour celui qui nous est étranger ».
Ce n'est pas là la miséricorde parfaite imitant Dieu qui répand ses bienfaits sur tous, sans jalousie, « qui fait également lever son soleil et descendre sa pluie sur les bons et sur les méchants » (Mt 5,45)...
« Dieu est amour » (1Jn 4,8) ; son essence est amour, et son amour est son essence même. Par son amour, notre Créateur a été poussé à produire notre création. L'homme qui possède la charité, c'est vraiment Dieu au milieu des hommes.

Evangile du lundi 18 février

Saint Luc 6, 36-38
Jésus disait à la foule : " Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. "

Evangile du dimanche 17 février

Saint Matthieu 17, 1-9
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : " Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. " Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! " Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : " Relevez-vous et n'ayez pas peur ! " Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : " Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. "

Evangile du samedi 16 février

Saint Matthieu 5, 43-48
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. "

Evangile du vendredi 15 février

Saint Matthieu 5, 20-26
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. "

SAINT VALENTIN (d'après un article paru en 1876)

La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu'elle vint à la connaissance de l'empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l'avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l'interroger. D'abord il lui dit, d'un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié , et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? »
Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu'il n'y a qu'un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique » .
Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu'il pensait des dieux Jupiter et Mercure.
« Qu'ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu'ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ».
Là-dessus, celui qui l'avait interrogé s'écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république.
Cependant le Saint entretenait l'empereur, qui l'écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l'exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu'il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d'accroître son empire et d'obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.
L'empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l'entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend » .
Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s'écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »
Claude, craignant que ces paroles n'excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l'heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège.
Celui-ci fit d'abord conduire le prisonnier en sa maison.
Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu'il lui plût d'éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.
Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin : « J'admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
« Il n'est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l'unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
« Si cela est ainsi, dit Astérius, j'en ferai bientôt l'épreuve : j'ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu'il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras » .
La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».
A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu'ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu'ils devaient faire pour se sauver.
Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu'ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés.
Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu'il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.
L'empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d'Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments.
Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l'an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole.
Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus.
La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr.
On garde la plus grande partie de ses reliques dans l'église de Sainte-Praxède.
Les autres furent apportées en France, en l'église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s'y trouvent plus aujourd'hui.
Saint Valentin est nommé, avec la qualité d'illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l'ont conservé dans le leur.
Saint Valentin a été représenté :
1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ;
2° guérissant la fille du juge Astérius.
Cette circonstance de la guérison d'une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l'épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

Evangile du jeudi 14 février

Saint Luc 10, 1-9
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : " La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' "

Evangile du mercredi 13 février

Saint Luc 11, 29-32
Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire : " Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

NOTRE PERE


Evangile du mardi 12 février

Saint Matthieu 6, 7-15
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié. Que ton Règne vienne ; que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. "

Evangile du lundi 11 février

Saint Matthieu 25, 31-46
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : " Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.' Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. "

Evangile du dimanche 10 février

Saint Matthieu 4, 1-11
Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s'approcha et lui dit : " Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. " Mais Jésus répondit : " Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. " Alors le démon l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit : " Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. " Jésus lui déclara : " Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. " Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. Il lui dit : " Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer. " Alors, Jésus lui dit : " Arrière, Satan ! car il est écrit : C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul que tu adoreras. " Alors le démon le quitte. Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.

La réconciliation

La pénitence fait partie d'un sacrement qui a pour but de pardonner les péchés.
Le sacrement de pénitence et de réconciliation comprend également la contrition et la confession des péchés.

La pénitence est l'une des deux conditions nécessaires pour l'obtention de ce Sacrement :
La première condition est le regret des fautes ou repentir.
Celui-ci implique de faire la distinction entre péché véniel et péché mortel.
On nomme péché véniel un acte humain qui a été commis sans volonté délibérée de nuire (se mettre en colère suite à une pression intérieure...).
Celui-ci n'implique pas la volonté de faire le mal, mais seulement les réactions naturelles non maitrisées.
On nomme péché mortel un acte délibéré, c'est-à-dire qui suppose une préméditation avec intention soit de nuire à son prochain, soit de s'opposer aux commandements de Dieu.
Le péché contre l'Esprit est un péché mortel car il implique une volonté de servir de son plein gré le démon, ou de faire partie de son mouvement de révolte.
La seconde condition est l'application de la pénitence, toujours destinée à réparer le mal qui a été fait lorsque c'est possible.
C'est un acte symbolique, témoignage de bonne volonté, qui marque la preuve d'une réelle contrition (regret sincère) et d'une demande de la grâce de mieux orienter sa nature humaine vers le Bien.
Deux types de pénitences:
- la pénitence extérieure, punition choisie par le pécheur, ou acceptée par lui, qui valide l'absolution que lui a donnée un prêtre ;
- la pénitence intérieure, ou conversion du cœur, qui est un changement profond du comportement accompagné d'un refus du péché.
D'après le Catéchisme de l'Église catholique, « cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit) » .
Elle utilise à des fins positives le repentir, qui sans elle se transformerait en péché de délectation morose.

Evangile du samedi 9 février

Saint Luc 5, 27-32
Jésus remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : " Suis-moi. " Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " Jésus leur répondit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. "

Evangile du vendredi 8 février

Saint Matthieu 9, 14-15
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : " Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? " Jésus leur répondit : " Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. "

Pape Benoît XVI

Apprendre à « redonner » l'amour que le Christ révèle par sa croix
Dans mon message de Carême j'ai voulu souligner l'immense amour que Dieu a pour nous, afin que les chrétiens de toute communauté puissent pendant le temps quadragésimal s'arrêter spirituellement, avec Marie et Jean, le disciple bien-aimé, aux côtés de celui qui sur la croix a consommé pour l'humanité le sacrifice de sa vie (Jn 19,26).
Oui, chers frères et soeurs, la croix est la révélation définitive de l'amour et de la miséricorde divine, également pour nous, hommes et femmes de notre époque, qui sommes trop souvent distraits par des préoccupations et des intérêts matériels et passagers.
Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur.
Mais pour entrer dans ce mystère d'amour, il n'est aucun autre chemin que celui de se perdre, de se donner, le chemin de la croix.
« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, dit le Seigneur, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » (Mc 8,34).
Voilà pourquoi la liturgie de Carême, tout en nous invitant à la réflexion et à la prière, nous encourage principalement à valoriser la pénitence et le sacrifice, pour rejeter le péché et le mal et pour vaincre l'égoïsme et l'indifférence.
La prière, le jeûne et la pénitence, les oeuvres de charité à l'égard des frères, deviennent ainsi les sentiers spirituels à parcourir pour opérer le retour à Dieu en réponse aux appels répétés à la conversion que comporte aussi la liturgie du Mercredi des cendres (Jl 2,12-13;Mt 6,16-18).
Chers frères et soeurs, que le temps du Carême dans lequel nous entrons...soit pour tous une expérience renouvelée de l'amour miséricordieux du Christ qui sur la croix a versé son sang pour nous.
Mettons-nous avec docilité à son école pour apprendre à « redonner », à notre tour, son amour à notre prochain, spécialement à ceux qui souffrent et sont dans la difficulté.
Telle est la mission de tout disciple du Christ.